-

- Tu es perdu, tu veux parler. D'accord. Je ne t'ai jamais laissé l'occasion de t'expliquer bien que tu n'aies jamais manifesté l'intention de vouloir de le faire, mais je suis là, cette fois, je m'assois, et je t'écoute. Tu as toute la soirée. Toute la soirée à toi pour me convaincre que tu n'es pas celui que je crois.

Alors elle se tut, elle s'assit. Et commença à le fixer. Alors il s'assit, sans parler, sans pouvoir la regarder. Puis soudainement, les yeux rivés aux sol, il commença à parler. Il n'osait pas la fixer mais les mots illustraient son regard. Il y avait des regrets, du passé, des folies, tant d'inaccomplis. Son regard fuyant ne traduisait que son désarroi, mais elle ne cessait de le fixer. Elle attendait cette promesse de sincérité qu'elle n'avait eu ces derniers mois, celle qu'elle avait attendue et espérée, droit dans les yeux, dans l'ardeur du regard. Et pourtant, il continuait à parler et les gens autour semblaient s'être tus, le sol gisant sous leur pied et sous ses yeux. Il parla, des heures durant. Jamais elle ne détourna le regard. Jamais elle ne prononça un mot. Elle écoutait, fixait, assimilait chacune de ses paroles, attendant la confirmation dont elle avait besoin depuis temps. Mais jamais il ne leva les yeux pour la regarder. Il regrettait, et avait honte de regretter. Puis doucement ses paroles se firent plus rares, sa voix s'éteignit. Il avait finit. Alors elle se leva, pris son manteau, et s'en alla.

Et disparut deux semaines durant. Les bancs de l'université, les bureaux du travail, le lit de la maison. Tous avaient été désertés, abandonnés, sans nouvelles. Les gens ne s'inquiétaient pas pourtant chacun se posait bon nombre de question. Où était-elle... Pourquoi tant de temps. La question se posait sur les lèvres de tous, chacun étant curieux du jour de son retour. Pourtant jour après jour le téléphone sonnait en vain, les messages ne parvenaient plus, les lignes avaient été coupées, les ponts, entre les gens, avaient été traversés. Puis les gens la laissèrent, décidèrent, attendirent.

Au bout de seize jours elle revint. Abandonna son manteau, et sonna chez lui...
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# Posté le lundi 09 novembre 2009 17:14

a-gain, t-rain. On your Tee Rain man, the rain, again, by train. By walk. On the reign side of rain.

Il y a un mois, j'ai rêvé que Benjamin revenait de sa fugue après une année, parce qu'il assumait enfin ce qui s'était passé entre nous. Entre temps, alertée, j'avais connu sa mère, alertée, et les recherches avaient commencé.
Il y a un mois, il est revenu d'un séjour en Allemagne et je crois que mon subconscient alcoolique a tout mélangé.

Je dois dire qu'il y en a eu bon nombre, de bâtards, dans ma vie.

Et par conséquent, mon père s'envole demain à Cuba.

Bref, demain, c'est jour de grimpe.

P.S. : Death and all of his friends. Reconnaitra qui pourra. Moi, je vais m'enfermer dans la nostalgie d'une année de voyages en train sous une B.O. totalement novatrice et innovante. Parce que ça a été la révélation.

et que demain 5h45, et j'arrive pas à dormir.
a-gain, t-rain. On your Tee Rain man, the rain, again, by train. By walk. On the reign side of rain.

# Posté le lundi 02 novembre 2009 16:05

Modifié le mardi 03 novembre 2009 17:49

ayuuuh

ayuuuh
undone erase 'n' errata
Bon, l'uni, ça fait quelques semaines déjà. J'avoue, ce nouveau tenant est un truc de guedin et il faut bien s'assurer de le suivre, mais les changements apportés ont du bon, et que je m'y voie ou non, cette faculté du droit, n'a, après 6 semaines, pas encore eu ma peau, et a de nombreux traits à attraits dont je ne pourrai me défaire. Il s'agit donc désormais de repousser les démons qui tentent toujours d'aller me faire voire ailleurs. Se concentrer sur un premier bachelor, c'est l'essentiel. Et plus tard viendra le moment d'en envisager un autre. Se multi former, ça a du bon. Et pas que. Si je rate ma carrière très prometteuse d'universitaire ratée, je me mono-formerai à la sauce universitaire et ma multiplicité sera dans le piment qu'y rajoutera une autre faculté. Ou non. Il s'agit de ne pas se poser de questions. De voir, pour le moment, l'instant présent.

Amies, oublis, été, grimpe, cuisine, mecs, famille, horaires, passe-temps, musique, couture, intérêt, vêtements, chaussures <3, assiduité, plaisir, soirées, boulot, tupperware, sommeil, heure de départ, ordre, réveil-matin, sociabilité, internet, argent, lui, grenouille, rouge, vert, kawai, armoire à chaussure, guitare, synthé, Leïla, Clélia, envies, et tout.

Enfin, les choses changent, les choses bougent. A trop prendre mes notes par ordi j'en ai perdu l'habitude, ou la faculté, de taper des majuscules. Ma barre d'espace de mes mains de fée finalement réparée, avec un ventilo nettoyé, défrag', nettoyage, tri. Bon, on fait ni dans la fée du logis, ni dans le geekage, mais c'est des ptis trucs qui font bien rire les nanas à l'uni, le matin, à 8h.

Cocktail planteur et Punch coco martiniquais.

Et si jamais, mes démons de l'été reviennent, des fois me hanter. En particulier lui là, le musicien qui ne se souvient même plus de la petite groupie désespérée et noyée dans sa timidité paranoïaque. Il me manque pas. C'est trop dire. C'est juste obsessionnel. O B S E S S I O N N E L.

Et samedi prochain, je vais à Genève.

J'ai envie de câlins, besoin de beaucoup de tendresse et imagine quelques bisous dans le cou. J'ai besoin de fliter. Enfin, j'ai besoin d'un mec surtout.

On y a vite fait le tour, beaucoup de changements, pas grand choses à raconter. C'est pas la routine qui s'est installée. C'est moi qui me redécouvre moi-même.

# Posté le dimanche 01 novembre 2009 17:51

Modifié le mardi 03 novembre 2009 17:51

le but: écrire chaque mot à l'instant précis où il te passe par la tête sans y réfléchir au préalable, le plus spontanément et poétiquement possible, sans y réfléchir, juste, écrire.

le but: écrire chaque mot à l'instant précis où il te passe par la tête sans y réfléchir au préalable, le plus spontanément et poétiquement possible, sans y réfléchir, juste, écrire.
Elle savait que toute sa vie elle la passerait sans savoir ni jamais ou aller ni jamais quoi faire et pourtant elle marchait seule et désespérée à travers les nuages des forêts lorsque les arbres se déchainaient et quand la lune se déguisait, elle se disait alors qu'elle avait un chemin, qu'elle voyait son chemin sans jamais s'arrêter en voulant le parcourir en voulant le connaître et aller au bout persister et finir à cette fin absurde dont elle ignorait le bout, le début, le moindre commencement.

# Posté le mardi 13 octobre 2009 16:25

Modifié le mardi 13 octobre 2009 16:37

<3

<3
Il était une fois, la contrée inconnue. Il était une fois, la passion venue. Il était une fois, le but attendu. Il était une fois, Keane, dans les rues.

Il était une fois une princesse sans prince. Sans forteresse. Sans couronne. Il était une fois une princesse et sa couronne en plastique, attendant vaillamment l'arrivée, depuis cinq ans, de ses princes, patiemment. Longuement. Languissant. Se languissant jour après jour de l'arrivée de ses charmants. Ils étaient trois. Puissants. Grandioses. Saisissants.
Les princes des rêves de la princesse, les princes musicalement charmeurs et charmants.
Voilà cinq ans alors, qu'elle se languissait, déjà, au son de leurs voix, encore, au retour de leurs échos, toujours, aux accords de leurs pianos, infiniment, au bruissement de leurs mots... Tout n'était en bien qu'une mélodie intense et profonde semblant combler en bas-fonds le fossé d'attente qu'abritait la pauvre princesse si désespérée.
Cinq ans, déjà, qu'elle les attendait.
Mais un jour vint où une messagère lui parvint. Marina sa bonne fée lui amenait un panier garni de bonnes nouvelles. Ce devait être février, mars peut-être, peu importe, les mois ne comptaient plus après tant d'années. La nouvelle venait d'arriver de leur contrée si lointaine, et pour le plus grand bonheur de la princesse, ses princes, enfin, arrivaient, finalement, chez elle. Pour son plus grand bonheur.
Les mois passèrent, les jours se réchauffèrent, l'impatience et la joie de la princesse s'aiguisaient. Il fallait trouver compagnie pour rendre visite aux princes. Il fallait trouver auberge pour revivre la rencontre avec les princes. Il fallait trouver argent pour concrétiser le voyage vers les princes. Et surtout... Il fallait l'accord royal de Sa Reine-Mère en personne. Mais Winterthur attendait la princesse, rien n'aurait pu s'opposer à elle, pas même un retour en carrosse précipité de sa bien belle Italie ou une perte d'un coffre d'argent!
C'est ainsi que le jour tant attendu arriva. Précipitamment. Impatiemment. Joyeusement. Matinalement. Une calèche prenait départ dès 9h pour la princesse, qui devait prendre place dans son auberge au plus tôt, car l'après midi arrivé, il était temps de transformer la petite princesse des fées en groupie avérée.
Maquillage arrivé, T-shirt endossé, chevelure lissée, le coeur prêt à exploser et le lieu de rencontre à retrouver. Avant d'aller trouver, sa bonne fée, arrivée des trains, gare de Winterthur, soleil au bout du nez, 16h33, le quai, les yeux et la recherche, et enfin, la bonne fée, Marina, dans ses bras!
C'était l'heure de la musique! La MusikFestWochen, les fans, et la scène trouvés, il n'y avait plus que peu d'heures, à attendre, sagement, bouillonnant tous intérieurement d'une joie qui leur tardait à tous d'exploser. Puis les première notes de Mañana retentirent comme le glas qui sonnerait à la porte de la guerre des maestros.
Le coeur en chamade et les palpitations qui se manifestaient toujours plus. C'était invivable, et le public l'avait compris, manifesté, désapprouvé en choeur dans un bond surpris et communautaire vers le mètre arrière. Les basses, les rongeaient, peu à peu, les assourdissaient, progressivement, les dégoutaient. Le bouchons ne couvraient que le bruit mais n'entamaient pas le choc qui les traversaient tous de parts en part, et le concert qui s'annonçait révélateur vira au désastre cauchemardesque d'un public condamné à ne plus entendre que les battement de son coeur vivre au rythme tourbillonnant de Mañana, pourtant doté d'un nom porteur d'avenir.
Arriva un autre décor chargé d'étoiles et de prestige. Les signes étaient peut-être trompeurs, et la princesse groupie et ses amis redoutaient une nouvelle déception musicale. Et un nouveau massacre. Pourtant, à peine le groupe arrivé, Merlin s'empara de la foule enchantée qui ne pu qu'acclamer les nouveaux venus, véritable magiciens de la musique, Athlete, jonglant avec les notes aussi bien que les harmonisant, variant les mélodies aussi légèrement que leur aise à flotter dans l'air. Ils avaient tout de futurs héros, dans la délicatesse d'un gratter ou dans la force d'un tambour, ils maniaient leurs armes musicales comme des enchanteurs, et conquirent une nouvelle terre en conquérant le public. Ce fut la fin de la prodigieuse prestation, et bien qu'un retour en cette contrée eut été annoncé, un léger vide s'installa quand l'aire des conquérants fut quittée des précieux athlètes musicaux. Adieu, Athlete, et à bientôt.
Ce fut le moment de passer devant l'ami Malcolm-le-Grand, le remerciant chaleureusement. L'heure tant attendu arrivait, et la princesse, sa bonne fée et leurs compagnons n'avaient plus alors qu'une seule attente : Les voir surgir, et, bras en l'air, les acclamer, au son endiablé de « The Lovers are losing ». Ils étaient, donc, finalement, bel et bien, vivants, humains, et charmants! Les princes s'étaient emparés de l'arène et la victoire s'annonçait déjà en leur nom : KEANE, KEANE, KEANE, le public hurlait, des cris des plus aigus aux hurlements les plus perçants, au sol, en l'air et aux fenêtre de la Steinberggasse ne jaillissaient désormais plus que des acclamations en faveur des princes. C'étaient bien eux, les héros. Leurs héros. Les princes tant attendus de la princesse qui n'en croyait pas ses yeux. Qui ne réalisait pas. Qui rêvait. Qui hurlait. Qui dansait. Qui s'amusait. Qui chantait. Qui ne pouvait, désormais, plus, non, s'envoler de son nuage de coton doré, rosé, coloré.
Puis les chansons commencèrent à s'enchaîner, les unes après les autres. Toujours plus vite. Toujours plus près de la fin. Everybody's changing, Bend and break, Strangers. Puis Again and again, This is the last time, Spiralling. Le prince Tom entamait son solo surYour eyes open, et le public les acclamait toujours plus haut, toujours plus fort, et l'on n'entendait plus que KEANE, KEANE, KEANE, les bras en l'air et chargés d'émotions, et l'on ne voyait plus qu'eux, sur scène, la main sur le coeur et les yeux chargés d'émotions, si bien, que si souvent, au début, à la fin d'une chanson, ils ne savaient, ne pouvaient, plus reprendre. Et le public célébrait leur gloire. Et le public chantait leur victoire. Ils les avaient conquis. Depuis longtemps. Et une fois encore. Et encore. Encore, conquis, par leur musique, par leurs paroles, par leur bataille. Conquis, aimants, glorifiants leurs héros de toujours, qui ne cessaient de les éblouir.
Try again, You haven't told me anything, puis, la tant attendue, de la petite princesse, émue, timide, découvrant toujours plus ses héros, Nothing in my way arrivait, et il était temps pour la princesse de fermer les yeux. Respirer. Ecouter. Et vibrer aux accords de celle qui la faisait basculer dans une métaphore musicale de son AutreMonde. Et déjà, la fin, qui annonçait un réveil soudain, Is it any wonder? arrivait, et amena avec elle la mal aimée de la bonne fée,You don't see me. Mais rien ne savait décourager ce chaleureux public qui criait, toujours, de plus belle, au nom, en faveur, et à la puissance de leurs héros, KEANE ! Perfect symmetry commençait, 14 chansons déjà et rien ne semblait annoncer la fin ni troubler la ferveur du public et de la princesse groupie, lorsqu'arriva, celle qui, Les lui avait fait connaître, tant d'années en arrière, celle qui, l'avait inspirée tant et tant et tant encore, celle qui, l'avait accompagnée au premier noël solitaire, celle qui, avait un poids énorme sur sa vie et dont elle ne pourrait, et ne voudrait, jamais se défaire : Somewhere only we know, et, comme à chaque instant où sa vie croisait celle de ces mots, un pincement au coeur, une larme, cinq ans de souvenirs amers. Une émotion au comble et à fleur de peau. Puis, ce fut la fin de la transe, et arriva la grandiose Crystal ball.
La lumière s'intensifia, et le rouge s'empara de la scène où nos héros désormais plus calmes s'apprêtaient à annoncer une fin imminente, baignés dans des flots hypnotisants, couleur de la passion et de la vengeance, Atlantic fit sa place dans une foule toujours plus enivrée du talent de ses héros. Et puis il y eut Under Pressure. Et puis, la plus belle, la plus touchante, et sans doute la plus attendue de la princesse comblée, Bedshaped commença, et la fin arriva. Il était donc bien l'heure, et les héros avaient terminé. Devaient s'en aller. Devaient les quitter. Un dernier retour, un dernier au revoir, et il s'en allèrent, définitivement, vers une autre conquête, une autre victoire, là-bas, où les gens boivent de la vodka.
Il fut bien inutile pour la princesse, sa bonne fée et leurs amis d'attendre jusqu'à tard l'apparition de leurs héros. La mauvaise foi et la prétention des assassins Mañana n'eut pas aise de refroidir leurs coeurs de groupie, mais il fallut s'y restreindre, s'en aller, prendre un dernier verre, se quitter, tous, pour retourner à l'auberge, où la princesse, et sa bonne fée, purent rattraper, jusqu'à cinq heure du matin, cinq mois d'absence, repensant, revisionnant, y rêvant toujours plus, à la récente rencontre, avec les grands conquérants de leur coeur,

Keane.

La tête remplie, vagabondant dans les étoiles. C'était donc ça, la magie, dont Ils parlaient tous.

# Posté le vendredi 04 septembre 2009 14:35

Modifié le vendredi 11 septembre 2009 18:10