.

Serons-nous toujours les mêmes inconnus,
Inavoués, immatures, insensibles transcendés,
Serons-nous toujours les mêmes inconnus,
Le temps rattrapera-t-il les ans passés.

Le temps rattrapera-t-il les ans perdus,
Serons-nous toujours les mêmes échappés,
Le temps sauvera-t-il de cette fois et l'inconnu,
Serons-nous toujours ces mêmes ignorés.

Ignorants ignorés, ignorant l'ignorance,
Ignorant l'insolence, ignorant le passé,
Passant insolents, insensibles, insensés,
Insensible passé, insensibles présences,

Serons-nous toujours, toujours les mêmes,
Serons-nous capables de nous avouer,
Serons-nous capables du vent qui sème,
Du vent qui sème ici notre inavouable passé?
.

# Posted on Thursday, 28 January 2010 at 5:27 PM

Edited on Wednesday, 03 February 2010 at 4:35 PM

Taïto

Je m'écume un temps,
Elles se nomment révisions.

Et je m'évade, et je m'enfuis !
Il s'appelle le train.

Et je dégeeke, je déboule.
Ils s'appellent, les *Amis <3.

J'ai un ongle léopard, un hippopotame vert fluo, et rose fluo même, j'ai oublié de mettre mes basket à la machine, Jazeboo dans les oreilles et le bruit de la mer qui accompagnera désormais Chacune de ces lignes de juriste en devenir, parce que oui, il faut bien qu'un jour, on réussisse sa vie.

Et si vous voulez des nouvelles, demandez donc au dernier plat de spaghettis que j'ai mangé, ma vie est fas-ci-nan-te. Vous serez éblouis.

Écumez vous donc avec moi, la vie se frise, et se dépouffise dans sa robe de mariée hivernale
Taïto
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Thursday, 14 January 2010 at 5:45 PM

.

On repasse donc tous, toujours, à chaque instant de notre vie elle survient indéniablement et c'est un vrai assassin en soi, en elle, la remise en question. je suis ni philosophique, ni littéraire en cet instant, je suis juste humaine, en moi-même, je constate. Rien n'est jamais fondé et ce qu'on crois avoir acquis ou à jamais éliminé finit toujours par nous revenir en face avec une certaine violence. J'ai le droit de le dire, des ces gestes maladroits, tout ce que je n'ai jamais pu que constater dans ma vie c'est que j'ai beau avancer, il y a toujours cette part du passé qui resurgit, et si une s'enterre finalement à jamais, c'est une autre parcelle de cette vie sur laquelle on n'a désormais plus aucun pouvoir qui refait surface. Et très clairement, je ne m'en débarrasserai jamais.

Je ne dirais pas que je ne sais pas ou que je ne sais plus. Je sais parfaitement ce qu'il en est. Ce qui m'étonne le plus c'est que ce soit quelqu'un que je connais depuis si peu qui ait été le seul à être capable de mettre des mots sur cette colère qui se réveille à chaque fois que je Le vois, alors que les autres eux n'ont ou rien vu, ou rien constaté. L'amitié proche doit être aveugle, sans doute. Mais les gens se bornent, il semblerait que pour tous je sois la wonderwoman sans coeur qui avance machinalement. Personne, non, personne n'a rien vu? Personne n'a jamais rien remarqué? Je ne suis pourtant pas invisible pour eux je le sais.. Et pourtant.

Il y a grand nombre de questionnements à cette affaire. Parmi eux, serons-nous capable de nous comporter à nouveau comme des êtres humains l'un envers l'autre un jour? Le temps ne nous dira rien, car rien, depuis, rien n'a évolué, et le doute se fait toujours plus grand que plus rien n'évolue jamais.,

Ce que j'en ai appris? Je ne connais pas la race humaine. Ce que j'en retiens? Il y a beaucoup de choses à découvrir et un jour je devrai cesser de me borner en m'imposant des limites virtuellement créées pour être franchies. J'ai compris que ceux qui semblaient me connaître le mieux étaient pour l'instant ceux qui s'en donnaient vraiment la peine, souvent gens de courtes dates mais déjà profondément fichés au fond de ma petite personne. Je ne connais pas les gens, et eux ne semblent pas me connaître.

Tant de choses qui nous ramènent au final à un seul et unique point de base, je ne me connais pas moi-même, et j'en reviens toujours plus effrayée de me rendre compte que ce sont les constations de gens qui me connaissent à peine qui me font toujours plus ouvrir les yeux sur moi-même. Je ne suis pas une princesse certes mais je ne suis pas non plus un monstre sans coeur, et selon ses dire il se manifesterait donc encore de temps en temps ailleurs que dans sa production de pierres. Le coeur de pierre de serait plus donc. Affaire à classer au conditionnel. Je suis une muraille, je crois.

Une muraille qui ne se comprend plus trop. Et qui va devoir lutter contre sa nature dressée instinctivement à déjà lutter contre elle-même. Revenir au point de départ, et agit à l'instinct serait peut-être finalement une bonne chose je crois mais il va falloir désormais travailler.

Et surtout, percer à jour ce grande secret, qui s'est posé sur ma tête depuis hier soir. Les questionnements, soyez-en certains, le font que commencer, et soyez-en certains aussi, vous serez tous, autant que vous soyez, capables de m'aider.

Aussi foireux, lâcheurs, moqueurs, insensibles, orgueilleux, prétentieux, détestables, égoïstes, égocentriques, pathétiques, lamentables, lamentatifs, que soient les gens qui font mon quotidien. Car sans vous, je serai encore pire. Car, avec vous, je suis tout ça, et plus, et au final, comme vous, qui faites mes jours et mes années, gens sans qui, le monde n'existerait plus.

# Posted on Sunday, 06 December 2009 at 12:55 PM

-

- Tu es perdu, tu veux parler. D'accord. Je ne t'ai jamais laissé l'occasion de t'expliquer bien que tu n'aies jamais manifesté l'intention de vouloir de le faire, mais je suis là, cette fois, je m'assois, et je t'écoute. Tu as toute la soirée. Toute la soirée à toi pour me convaincre que tu n'es pas celui que je crois.

Alors elle se tut, elle s'assit. Et commença à le fixer. Alors il s'assit, sans parler, sans pouvoir la regarder. Puis soudainement, les yeux rivés aux sol, il commença à parler. Il n'osait pas la fixer mais les mots illustraient son regard. Il y avait des regrets, du passé, des folies, tant d'inaccomplis. Son regard fuyant ne traduisait que son désarroi, mais elle ne cessait de le fixer. Elle attendait cette promesse de sincérité qu'elle n'avait eu ces derniers mois, celle qu'elle avait attendue et espérée, droit dans les yeux, dans l'ardeur du regard. Et pourtant, il continuait à parler et les gens autour semblaient s'être tus, le sol gisant sous leur pied et sous ses yeux. Il parla, des heures durant. Jamais elle ne détourna le regard. Jamais elle ne prononça un mot. Elle écoutait, fixait, assimilait chacune de ses paroles, attendant la confirmation dont elle avait besoin depuis tant de temps. Mais jamais il ne leva les yeux pour la regarder. Il regrettait, et avait honte de regretter. Puis doucement ses paroles se firent plus rares, sa voix s'éteignit. Il avait finit. Alors elle se leva, pris son manteau, et s'en alla.

Et disparut deux semaines durant. Les bancs de l'université, les bureaux du travail, le lit de la maison. Tous avaient été désertés, abandonnés, sans nouvelles. Les gens ne s'inquiétaient pas pourtant chacun se posait bon nombre de question. Où était-elle... Pourquoi tant de temps. La question se posait sur les lèvres de tous, chacun étant curieux du jour de son retour. Pourtant jour après jour le téléphone sonnait en vain, les messages ne parvenaient plus, les lignes avaient été coupées, les ponts, entre les gens, avaient été traversés. Puis les gens la laissèrent, décidèrent, attendirent.

Au bout de seize jours elle revint. Abandonna son manteau, et sonna chez lui...

# Posted on Monday, 09 November 2009 at 5:14 PM

Edited on Friday, 27 November 2009 at 8:51 AM

a-gain, t-rain. On your Tee Rain man, the rain, again, by train. By walk. On the reign side of rain.

Il y a un mois, j'ai rêvé que Benjamin revenait de sa fugue après une année, parce qu'il assumait enfin ce qui s'était passé entre nous. Entre temps, alertée, j'avais connu sa mère, alertée, et les recherches avaient commencé.
Il y a un mois, il est revenu d'un séjour en Allemagne et je crois que mon subconscient alcoolique a tout mélangé.

Je dois dire qu'il y en a eu bon nombre, de bâtards, dans ma vie.

Et par conséquent, mon père s'envole demain à Cuba.

Bref, demain, c'est jour de grimpe.

P.S. : Death and all of his friends. Reconnaitra qui pourra. Moi, je vais m'enfermer dans la nostalgie d'une année de voyages en train sous une B.O. totalement novatrice et innovante. Parce que ça a été la révélation.

et que demain 5h45, et j'arrive pas à dormir.
a-gain, t-rain. On your Tee Rain man, the rain, again, by train. By walk. On the reign side of rain.

# Posted on Monday, 02 November 2009 at 4:05 PM

Edited on Tuesday, 03 November 2009 at 5:49 PM