On repasse donc tous, toujours, à chaque instant de notre vie elle survient indéniablement et c'est un vrai assassin en soi, en elle, la remise en question. je suis ni philosophique, ni littéraire en cet instant, je suis juste humaine, en moi-même, je constate. Rien n'est jamais fondé et ce qu'on crois avoir acquis ou à jamais éliminé finit toujours par nous revenir en face avec une certaine violence. J'ai le droit de le dire, des ces gestes maladroits, tout ce que je n'ai jamais pu que constater dans ma vie c'est que j'ai beau avancer, il y a toujours cette part du passé qui resurgit, et si une s'enterre finalement à jamais, c'est une autre parcelle de cette vie sur laquelle on n'a désormais plus aucun pouvoir qui refait surface. Et très clairement, je ne m'en débarrasserai jamais.
Je ne dirais pas que je ne sais pas ou que je ne sais plus. Je sais parfaitement ce qu'il en est. Ce qui m'étonne le plus c'est que ce soit quelqu'un que je connais depuis si peu qui ait été le seul à être capable de mettre des mots sur cette colère qui se réveille à chaque fois que je Le vois, alors que les autres eux n'ont ou rien vu, ou rien constaté. L'amitié proche doit être aveugle, sans doute. Mais les gens se bornent, il semblerait que pour tous je sois la wonderwoman sans coeur qui avance machinalement. Personne, non, personne n'a rien vu? Personne n'a jamais rien remarqué? Je ne suis pourtant pas invisible pour eux je le sais.. Et pourtant.
Il y a grand nombre de questionnements à cette affaire. Parmi eux, serons-nous capable de nous comporter à nouveau comme des êtres humains l'un envers l'autre un jour? Le temps ne nous dira rien, car rien, depuis, rien n'a évolué, et le doute se fait toujours plus grand que plus rien n'évolue jamais.,
Ce que j'en ai appris? Je ne connais pas la race humaine. Ce que j'en retiens? Il y a beaucoup de choses à découvrir et un jour je devrai cesser de me borner en m'imposant des limites virtuellement créées pour être franchies. J'ai compris que ceux qui semblaient me connaître le mieux étaient pour l'instant ceux qui s'en donnaient vraiment la peine, souvent gens de courtes dates mais déjà profondément fichés au fond de ma petite personne. Je ne connais pas les gens, et eux ne semblent pas me connaître.
Tant de choses qui nous ramènent au final à un seul et unique point de base, je ne me connais pas moi-même, et j'en reviens toujours plus effrayée de me rendre compte que ce sont les constations de gens qui me connaissent à peine qui me font toujours plus ouvrir les yeux sur moi-même. Je ne suis pas une princesse certes mais je ne suis pas non plus un monstre sans coeur, et selon ses dire il se manifesterait donc encore de temps en temps ailleurs que dans sa production de pierres. Le coeur de pierre de serait plus donc. Affaire à classer au conditionnel. Je suis une muraille, je crois.
Une muraille qui ne se comprend plus trop. Et qui va devoir lutter contre sa nature dressée instinctivement à déjà lutter contre elle-même. Revenir au point de départ, et agit à l'instinct serait peut-être finalement une bonne chose je crois mais il va falloir désormais travailler.
Et surtout, percer à jour ce grande secret, qui s'est posé sur ma tête depuis hier soir. Les questionnements, soyez-en certains, le font que commencer, et soyez-en certains aussi, vous serez tous, autant que vous soyez, capables de m'aider.
Aussi foireux, lâcheurs, moqueurs, insensibles, orgueilleux, prétentieux, détestables, égoïstes, égocentriques, pathétiques, lamentables, lamentatifs, que soient les gens qui font mon quotidien. Car sans vous, je serai encore pire. Car, avec vous, je suis tout ça, et plus, et au final, comme vous, qui faites mes jours et mes années, gens sans qui, le monde n'existerait plus.